Finance
Burkina Faso : un nouvel accord financier conclu avec le FMI pour soutenir la stabilité économique

Le Burkina Faso et le Fonds monétaire international (FMI) ont annoncé avoir trouvé un accord au niveau des services techniques pour finaliser la quatrième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et ouvrir la voie à un nouveau financement axé sur la résilience et la durabilité. Une avancée majeure pour un pays confronté à des défis sécuritaires, budgétaires et climatiques.
Plus de 150 millions de dollars mobilisables
L’accord validé par les équipes du FMI ouvre la possibilité d’un nouveau décaissement d’environ 24 millions de DTS, soit plus de 32 millions de dollars, au titre de la FEC. Depuis 2023, ce programme représente déjà plus de 300 millions de dollars approuvés en faveur du Burkina Faso.
En parallèle, les autorités burkinabè ont obtenu l’aval du Fonds pour la mise en place d’une Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), estimée à plus de 120 millions de dollars. Ce mécanisme soutiendra des politiques publiques liées au climat, à la gestion des risques naturels et au renforcement de la capacité institutionnelle.
Des indicateurs économiques encourageants
Selon les projections retenues dans l’accord, la croissance du Burkina Faso devrait atteindre environ 5 % en 2025, portée notamment par la dynamique du secteur aurifère, moteur essentiel de l’économie nationale. L’inflation, qui avait reculé en 2024, devrait rester sous contrôle en 2025 avant de retrouver un niveau positif mais modéré en 2026.
Sur le plan budgétaire, le gouvernement s’engage à poursuivre un effort d’assainissement progressif. L’objectif est de ramener le déficit public à 3 % du PIB d’ici 2027, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA. Pour 2026, le déficit pourrait toutefois atteindre 3,5 %, le temps de mobiliser davantage de financements extérieurs concessionnels.
Réformes structurelles et gouvernance au cœur de l’accord
Au-delà des chiffres, le FMI salue les efforts du Burkina Faso en matière de gouvernance économique. Les autorités ont renforcé la lutte contre le blanchiment, amélioré la transparence des finances publiques et avancé dans la réforme des marchés publics et du secteur minier.
La sortie de la liste grise du GAFI est également citée comme un signal positif, renforçant la crédibilité du pays auprès des investisseurs et des partenaires techniques.
Un levier indispensable pour relancer la confiance
Dans un contexte marqué par l’insécurité et une forte pression humanitaire, ce nouvel accord apparaît comme un outil indispensable pour stabiliser les finances publiques, attirer de nouveaux partenaires et financer des projets structurants, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’adaptation climatique et des infrastructures.
Le Burkina Faso mise ainsi sur ce soutien international pour consolider sa trajectoire économique, tout en espérant que les réformes engagées et les financements mobilisés contribueront à une croissance plus inclusive et durable.
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